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Les 3 formules de politesse à proscrire de vos e-mails

09/03/2016
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Une fois n’est pas coutume, je vais aujourd’hui aborder le sujet des formules de politesse qui, désuètes, trop usitées ou trop conventionnelles, ne font que créer un sentiment d’impersonnalité, de distance, voir de mépris entre interlocuteurs. Petit florilège des formules qui mettent de la grisaille dans notre quotidien

1. « Merci de »

A tout seigneur tout honneur : le « Merci de » est de loin la formule qui m’attriste le plus dans le panel infâme des formules  passe-partout. L’auteur du « merci de » se positionne, sans forcément en avoir conscience, comme :

  • Un donneur d’ordre : on vous dit merci tout de suite, ça veut dire que vous êtes sensé le faire quoiqu’il arrive.
  • Une personne qui ne marque aucune reconnaissance : puisque vous allez le faire quoiqu’il arrive, c’est que vous ne faite pas cela pour une bonne action, ou parce que vous faîtes correctement votre travail. Vous le faites simplement parce que la personne qui vous le demande considère que « ça lui est dû ».
  • Une personne arrogante : du haut de sa capacité de commander, cette personne distribue, avec un mélange de dédain et de paternalisme, le « merci » comme d’autres multiplient les pains.
  • Une personne sans éducation : on ne remercie pas les gens en leur demandant quelque chose, on leur dit « s’il vous plait ». Puis, une fois qu’ils ont effectué la bonne action, on les remercie. C’est au programme de maternelle 2ème section 🙂

Proposition de remplacement :

Pourquoi ne pas remplacer ce remerciement factice par une formule plus chaleureuse et moins vicieuse ? « Vous serait-il possible de », par exemple, implique :

– une conscience du fait que la personne à qui l’on parle a une vie et n’a donc peut être pas comme unique programme de satisfaire les envies de son interlocuteur

– une potentielle reconnaissance future d’avoir pris sur son temps pour réaliser l’action souhaitée

 

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2. « Merci d’avance »

Le « merci d’avance est le petit frère du « merci de ». Il se glisse en général en fin de paragraphe ou d’e-mail, après avoir énoncé une liste plus ou moins longue de choses à faire impérativement, dans un délai court.  Le « merci d’avance » est encore un cran au dessus du « merci de » sur l’échelle de l’arrogance. Il peut d’ailleurs être utilisé à dessein pour marquer un mécontentement et une certaine agressivité. Malheureusement, il est encore trop souvent utilisé par nombre d’entre)nous sans volonté de spécifier la moindre animosité.

3. « Cordialement »

Ah, le cordialement… Formule de politesse la plus rependue, et pourtant la plus froide, la plus impersonnelle qu’il soit. Qui a déjà ressenti la moindre chaleur, la moindre considération à la lecture d’un « cordialement »?

Commençons par un petit détour historique :

Ce n’est pas un hasard si les relations entre l’Angleterre et la France, au début du XXème siècle, étaient qualifiée d’entente cordiale… Pour deux pays ennemis depuis 1000 ans, qui à cette époque se disputaient encore le continent africain, le terme « cordial » était un doux euphémisme, qui signifiait simplement qu’on évitait de s’écharper dans un bain de sang.

Après ce détour par la perfide Albion, revenons sur les e-mails du XXIème siècle. Le cordialement, aujourd’hui, présente indubitablement les caractéristiques suivantes :

  • En tant que formule passe-partout, en l’utilisant dans toutes vos signatures d’e-mails, vous indiquez à tous vos correspondants qu’ils ne valent pas mieux qu’une formule éculée
  • Le cordialement ne vous implique pas émotionnellement avec votre interlocuteur. Or, ce qui fait l’être humain, c ‘est justement la transmission d’une émotion quelle qu’elle soit. Dans un simple « Bien à vous » : la notion de « bien » associé à la « vous » montre que je vous veux du bien. Implicitement, je crée un contact bienveillant avec mon interlocuteur.
  • Cordialement traduit une relation « cordiale ». Rappelez-vous le 15 de la rose. Pensez-vous que vous deviez traiter vos contacts, fussent-ils peu sympathiques à votre égard, comme dans un match  à Wembley ? Soyons sérieux…

Bien cordialement ?

Si vous êtes accroc au cordialement, on pourra vous concéder, à la grande rigueur, le « bien cordialement », qui a l’avantage d’être moins usité et plus chaleureux. Mais la meilleure solution est à coup sûr d’opter pour des formules plus personnalisées ou plus franchement engageantes.

« Me tenant à votre disposition, » – je me positionne comme votre aimable serviteur… quoi de plus agréable ?

« Très bonne journée à vous » – je souhaite du bon à mon interlocuteur, si c’est pas de l’empathie je veux bien me faire moine.

« Votre dévoué » – dans certaines professions, cette formule est encore d’actualité

« Vous souhaitant une bonne soirée »  : je montre que j’ai rédigé ma formule de politesse spécialement, sans un copier-coller valable quelles que soient les heures de la journée.

Et vous, quelles formules préférez-vous utiliser à la fin de vos e-mails ?  

Un projet souvent récompensé

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