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Formateurs en référencement : sortir de sa zone de confort

29/06/2015
danger seo

Optimiz.me a fait le pari de rendre le référencement accessible au plus grand nombre. Pour cela, l’ensemble de nos efforts est tourné vers la transmission et le sens de la pédagogie. Nous mettons ces points au centre de nos sessions de formations en référencement.  Nous commençons par un travail de réflexion ; un travail sur nous même pour sortir de plus possible de ce que nous appelons « la zone de confort du formateur ».

 

Qu’est-ce que la zone de confort ?

La zone de confort du formateur, en référencement ou dans toute autre matière, est délimitée par plusieurs questions primordiales :

. Jusqu’où puis-je aller pour que les stagiaires me posent des questions auxquelles j’ai une réponse satisfaisante ? Si je décide d’aller au-delà, et de m’exposer à des questions plus délicates, je sors de ma zone de confort.

. Quelle méthode pédagogique puis-je utiliser en étant sûr(e) qu’elle ne déstabilisera personne et sera facile à faire accepter au groupe ? Si j’ai l’idée d’une méthode plus rare, que je n’ai jamais testée, et que les stagiaires n’ont probablement jamais rencontrée précédemment, je sors de ma zone de confort ; et je m’expose à de la résistance.

. Quelle disposition ou cadre de formation puis-je proposer en étant certain(e) qu’elle n’étonnera personne ? Si je propose un cadre original, inconnu de la majorité des participants, je sors de ma zone de confort.

. Quels choix relatifs au programme de formation puis-je réaliser, qui pourrait être contesté par un confrère ou par le groupe de stagiaires ? Par exemple, décider de ne pas aborder tel point ou d’aborder tel autre.

. Quelle façon de m’adresser aux stagiaires puis-je utiliser, qui m’exposerait à un « bide » ou à réduire la distance « stagiaire-formateur », apparentée à la distance « prof-élève ». Quel usage puis-je faire de l’humour ? Dois-je être proche ou non de mes stagiaires ? Plus je sortirai des habitudes et des attendus dans ce domaine, plus je m’écarterai de ma zone de confort.

 

La zone de confort peut donc être délimitée assez facilement, en la définissant comme l’ensemble des comportements qui me sont familiers, avec lesquels je suis efficace et sans appréhension ; mais aussi l’ensemble des éléments qui pourraient me mettre en difficulté en faisant sortir le groupe de participants à la formation de sa propre zone de confort.

Le paradigme est donc celui-ci : se sortir soi-même de sa zone de confort, c’est aussi en faire sortir le groupe.

 

Pourquoi sortir de sa zone de confort ?

Les stagiaires et le formateur ont un ennemi commun : l’habitude. Ce qui empêche la plupart des gens d’apprendre et de mémoriser, c’est avant tout la monotonie, la répétition d’un même processus. Cela s’explique par le fait que le cerveau est divisé en deux grands hémisphères.

La partie gauche est celle qui apprécie les habitudes, la sécurité, la raison. Tout apprentissage fait nécessairement appel à cette partie du cerveau ; en sollicitant notre capacité à raisonner, à calculer, à rationaliser. Mais pour une mémorisation plus efficace, il est utile de solliciter plusieurs parties du cerveau.

Or, mettre en effervescence la partie droite est plus compliqué : c’est l’hémisphère des sentiments, de l’innovation, de la créativité. La solliciter apporte de la joie et libère la conscience, mais il faut pour cela « sortir du cadre », éviter les habitudes, et donc « surprendre ».

Pour surprendre, le formateur doit nécessairement utiliser des ingrédients qui vont mettre en « insécurité » le groupe de participants, en leur proposant un cadre de formation différent de leurs habitudes.

Le cerveau gauche est souvent celui qui bride le cerveau droit : « Oui, j’aimerais devenir artiste/créer ma boite/ devenir expert sur tel sujet/partir habiter à l’étranger…Mais mon cerveau gauche me dit que ce n’est pas possible : pas le temps, pas la force, pas la capacité, pas l’argent… ».

En formation, cette perpétuelle dualité doit être maîtrisée le mieux possible pour permettre au formateur de tirer la « substantifique moelle » de son groupe de participants.

 

Comment sortir de sa zone de confort ?

L’idéal est de commencer par un ou deux ingrédients originaux. Tout changer d’un coup est possible mais pas forcément évident à maîtriser. L’idée est de ne pas reproduire le schéma attendu à 100%. La situation caricaturale à fuir est celle de l’école :

  • des chaises et tables alignées en rang
  • tous les participants devant le bureau du « professeur »
  • « le professeur » en face de ses « élèves »
  • une formation 100% magistrale
  • des questions-réponse posées uniquement de stagiaire à formateur, sans permettre la circulation de la parole et la réponse par d’autres stagiaires.
  • une formation linéaire qui ne varie pas en fonction de la vie du groupe
  • un ton identique du début à la fin
  • etc…

 

Rompre avec certaines de ces pratiques est déjà un début de sortie de la zone de confort.

Les ingrédients les plus puissants sont ceux qui modifient la perception des personnes formées :

  • un trait d’humour pour ancrer une notion.
  • une disposition des stagiaires leur permettant de bouger et d’échanger entre eux dans le cadre d’une circulation de la parole maîtrisée et bienveillante : en rond, avec de l’espace pour chacun (éviter l’effet sardines), avec la possibilité pour chaque personne de voir chaque participant (donc éviter les rectangles et carrés).
  • favoriser le « ici et maintenant » : fournir un support pour que les stagiaires ne passent pas leur temps à « gratter du papier » et puisse se concentrer sur la compréhension et non pas le stockage de l’information. Limiter également l’effet anxiogène.
  • favoriser les exercices pratiques, directement sur le sujet qui intéresse le stagiaire : son propre site internet, sa propre expérience, ses propres besoins.
  • faire des pauses régulières où l’on incite les stagiaires à marcher. La marche active développe la créativité et la réflexion bien plus que la station assise.
  • faire varier sa voix : utiliser les silences, parfois parler moins fort pour renforcer l’attention, plus fort pour rompre la monotonie.
  • poser des questions très régulièrement, non pas à l’ensemble du groupe mais à une personne en particulier ; puis demander à une autre ce qu’elle pense de la réponse donnée par la première … et ainsi faire circuler la parole.
  • prendre la température du groupe régulièrement. C’est-à-dire demander le ressenti de chacun. Interroger ceux qui donnent des signes non verbaux de lassitude, de fatigue, de dispersion etc…

 

Surtout, ne pas faire l’autruche : une formation qui n’est plus suivie de façon attentive peut encore être sauvée si le formateur ne se contente pas de « faire son job » en poursuivant coûte que coûte.

Il est indispensable de vérifier que le groupe a suivi chaque étape et n’est pas en train de noyer dans les informations données.

C’est aussi pour cette raison qu’il est essentiel de faire des exercices réguliers et d’interroger le groupe au fur et à mesure : le décrochage ne peut être évité que si l’on anticipe et mesure l’évolution de la compréhension du groupe et des individus.

 

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