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Les patrons du monde sont en jean-basket !

23/07/2014
patron jean basket

Le dernier « Hangout » de Google (ces vidéo-conférences où les référenceurs peuvent poser des questions à des salariés de Google, qui s’empressent de ne pas y répondre avec une méticulosité à faire frémir les plus grands orfèvres de la langue de bois) m’a mis tellement hors de moi qu’il était salvateur de publier ce petit billet d’humeur. Cette fois-là, il fallait que ça sorte !

Face aux référenceurs les plus respectés de la planète SEO France, Google avait dépêché deux loustics « cro-mignons ». Je n’ai rien contre ces deux salariés qui étaient interrogés tout à tour par Olivier Andrieu, Olivier Duffez et les autres.

En revanche, j’ai quelque chose contre l’incroyable absence de mise en scène. Derrière les deux salariés de Google, un simple bout de papier collé « à l’arrache » sur un tableau blanc. Et rien d’autre. Voilà ce que c’est que de discuter avec Google : un moment glané vite-fait, deux salariés qui donnent l’impression de « juste prendre une heure pour discuter avec la France ».

Entendons-nous bien ; je ne dis pas que Google devrait prévoir une cérémonie en grande pompe. Mais simplement, un truc un poil plus chiadé qu’une misérable feuille de papier manuscrite collée sur un tableau. On aurait ainsi l’illusion que le moteur se souci ne serait-ce qu’un tout petit peu du sort qu’il réserve aux millions d’entreprises françaises qui sont devenues dépendantes de lui.

Evidemment, je ne serai pas dans un tel émoi si cela n’était pas global. L’ignoble page d’accueil de Google Adwords me fait bouillir presqu’autant qu’elle m’amuse. Le mec d’allo-pneu qui semble inexorablement représenter l’ensemble des annonceurs Adwords sur cette page millénaire me crispe chaque fois davantage. N’y a-y-il pas un seul @#$%`graphiste chez Google ?

Que peut-on déduire de cette absence de marketing ? De ce laisser-aller graphique, que l’on perçoit dans toutes les applications Google ? Même Microsoft a tenté de mettre du design dans ses logiciels.  Google, jamais. Mon hypothèse la plus sérieuse est que cette entreprise considère l’utilisation de ces services comme inéluctable, évidente. Elle croit en son destin qui est de dominer le monde et de le rendre meilleur.

La connaissance a été rendue accessible à tous par Google, et bientôt ils feront tout pour nous : stocker nos données, connecter nos ordinateurs à internet dans le monde entier, gérer nos systèmes d’exploitation sur tous les terminaux, nous amener d’un point A à un point B sans conduire, savoir avant nous ce que nous avons envie et ce qui est bon pour nous.  Alors, nul besoin de mise en scène : la technologie et l’omnipotence se suffisent à elles-mêmes.

Mais, par son management, la firme Google a rendu le « cool » obligatoire. Il y a quelques années, le monde a découvert qu’on pouvait être cadre voire dirigeant d’une entreprise ultra-puissante tout en s’habillant en jean-basket-sweat. Les vidéos de Matt Cutts avec ses insupportables tee-shirts de couleurs, là encore dans un décor minimaliste, sont un autre exemple de cette assurance dilettante. Le message que l’on peut recevoir ? « Qui que vous soyez, vous n’êtes pas dignes qu’on prenne 5 minutes pour bien présenter notre info, notre offre, nous outils : vous en avez besoin, vous avez besoin de nous ; donc débrouillez-vous et ça se passera bien ».

Que l’on soit fan ou pas, Google exerce sur le monde une fascination-répulsion. Fascination, car c’est l’entreprise la plus innovante du monde, par sa puissance économique et la doctrine universaliste de ses deux fondateurs, Larry Page et Sergey Brin. Répulsion, car certaines personnes n’ont pas envie d’être dominées,  espionnées, guidées vers l’avenir par cette bande de joyeux lurons en jean-basket dont le sourire béat peut être ressenti comme un ricanement de hyène satisfaite de son mauvais coup…

Un projet souvent récompensé

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