La tendance des « rich answers« , ces résultats où Google donne la réponse à l’internaute avant même qu’il n’entre sur un site internet donné, est en progression. Google scrape et ordonne les données situées à l’intérieur de panels de sites internet, afin de satisfaire la curiosité de l’utilisateur directement depuis la page des résultats de recherche :

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ou encore :

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Capture d’écran 2015-10-23 à 16.16.21réponses riches google

 

 

Selon une étude de Greg Fin, basée sur un panel de 855 243 requêtes, le nombre de recherches aboutissant à une rich answer est passé de 22,6% en décembre 2014 à  31,2% en juillet 2015.

Cette évolution, par laquelle Google tend à priver les sites internet de leur audience tout en se servant du contenu de ces sites pour servir les utilisateurs doit nous interroger sur l’avenir du SEO.

Est-ce à dire que d’ici quelques années l’objectif ne sera plus de promouvoir un nom de domaine mais plutôt  un contenu de façon à ce qu’il soit scrapé/affiché par Google ? C’est déjà en partie le cas pour certaines grandes marques dont l’objectif n’est plus de faire venir les internautes sur leur propre site mais de faire connaître leurs actions et leurs « coups de com » sur l’ensemble des plateformes par lesquelles les utilisateurs transitent.

J’en discutais hier avec le responsable des logiciels chez Cap Gémini, chargé de commercialiser auprès des entreprises du CAC 40 les soft les plus utiles aux grandes marques : aujourd’hui, la préoccupation de ces entreprises n’est clairement plus de créer du trafic sur leur propre site, mais de mesurer la présence de leur marque sur les médias sociaux.  Google n’ayant pas réussi à s’imposer côté réseau social, le scrapping et les rich answers annoncent peut-être une revanche prochaine…